NDP 76 : World Payment Report 2011 : prospective et perspectives

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NDP 76 : World Payment Report 2011 : prospective et perspectives

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Description

Editorial:

G-SIFI  : un groupe moins science que fiction ?

En marge du G 20 niçois, une nouvelle catégorie a fait son apparition : les Systematicallly Important Financial Institution.

Décidée précédemment à Séoul, la création de cette catégorie devrait porter ses effets à partir de 2012, avec pour priorité la limitation des risques  de contagion, pour une mise en œuvre complète à l’horizon 2019. Le problème dénommé « too-big-to-fail » vise les établissements dont le défaut causerait «  de graves perturbations dans le système financier global et l’activité économique en général ».

Le Comité de Bâle des Superviseurs bancaires et le Conseil de Stabilité Financière ont donc arrêté la liste des 29 « SIFI », sur la base de critères objectifs précis et celle-ci a été publiée en marge du G20 sous le nom de G-SIFI : le groupe des SIFI.

La presse française, commentant cette liste, s’est arrêtée sur les établissements français qui en font partie :  BNP Paribas, le Groupe Crédit Agricole, la Société Générale et BPCE.

Pourtant, la liste originale n’est pas celle-ci. Datée du 4 novembre 2011, cette liste visible à l’adresse www.financialstabilityboard.org/publications/r_111104bb.pdf  , ne comporte pas BPCE : à la place figure … DEXIA !

La découverte de ce « swap » jette deux ombres préoccupantes. Lorsque la liste a été publiée, DEXIA était en défaut depuis presque un mois. Un délai bien long pour un G-SIFI censé faire l’objet d’une supervision coordonnée renforcée. Et sur le fond, altérer la communication pour escamoter  le nom d’un SIFI qui ne doit jamais faire défaut – mais l’a fait quand même –  c’est fragiliser la crédibilité de sa parole.

Le dossier:

Le toujours très attendu World Payment Report (WPR) proposé par Capgemini, RBS et l’EFMA en est cette année à sa septième année de publication. Sans parler d’ « âge de raison », force est de constater que cette nouvelle livraison, plus encore que les précédentes, est  particulièrement réussie !

Le recul et l’antériorité de la réflexion lui donnent une profondeur analytique et prospective unique, sur une matière très évolutive, dont nous vous présentons ici la synthèse. Outre la description des évolutions récentes et engagées, le WPR 2011 met en perspective le contexte actuel à l’échelle mondiale. Trois axes majeurs structurent le rapport qui s’intéresse d’abord aux tendances et marchés des paiements « non-cash », étudie les initiatives des Régulateurs et de l’Industrie et enfin analyse comment  la transformation de l’industrie des paiements promet de redistribuer la valeur créée. NDP vous livre l’essentiel à retenir de cette cuvée 2011 du WPR et des questions qu’il soulève.

Au sommaire du dossier:

  • Analyse du WPR 2011 :
    • KRII’s : Régulateurs et industriels passent à l’offensive
    • La mesure des évolutions
    • La recomposition de la chaîne de valeur de l’industrie du paiement vue par le WPR 2011
  • Complexité du secteur et perplexité bancaire

Canton y réfléchit:

Le WPR 2011 montre que la mondialisation est à l’œuvre dans le monde des paiements autant, voire, plus que partout ailleurs. L’Europe, qui avait anticipé bien des évolutions en lançant le projet SEPA et en publiant la Directive sur les services de paiement en 2007, a fait figure de précurseur. Mais ces évolutions, règlementaires, commerciales ou technologiques, sont désormais mondialisées et vont contribuer à globaliser et normaliser les situations et les solutions. L’Europe sera distancée si elle persiste à faire du sur-place.

Pour les banques, commanditaires de l’étude, et jusque là sûres de leurs positions, ces questions, longtemps vues comme très techniques, peu glamours et trop coûteuses,  reviennent comme stratégiques au moment où la crise financière et les autres évolutions réglementaires compliquent l’équation à résoudre.

Assurément, la révolution des paiements n’a pas fini de bouleverser la donne !

Décodages:

  • Les débats parlementaires sur la transposition de deux directives : délais de paiement et monnaie électronique 2
  • Ericsson propose de réinventer l’argent grâce au m-payment
  • Chèque : un arrêt important de la Cour de Cassation

Repères:

  • Le salon Cartes et Identification à Paris et les 16èmes trophées SESAME
  • La CNIL attentive aux money center

 

Entreprises citées dans ce numéro :

Cap Gemini, RBS, EFMA, Cartes et Identifications, Facebook, Ouest-France, La Redoute, Crédit Agricole, CIC-Crédit Mutuel, B-process, Ariba, Cour de Cassation, Ericsson, CNIL,  Yodlee, Boursorama. Facebook