NDP 8-9 : SEPA chez les Hélvètes

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Editorial:

COUCOU :  la Suisse à l’heure du SEPA !

Sous les coups de boutoir du GAFI, de la contagion des subprimes, de la remise en cause des paradis fiscaux , la Suisse trouve dans le SEPA une nouvelle dimension en accédant d’un seul coup à 31 pays et en développant une nouvelle stratégie de suprématie bancaire.

La puissance bancaire suisse reste majeure. Elle que l’on imagine spontanément loin d’une politique communautaire et €uro-centrique, fait au contraire le choix judicieux d’un investissement majeur dans le SEPA. Ce passage du Saint Gothard à rebours, a tout pour prendre de surprise des banquiers nationaux déjà (trop) peu inquiets des remises en cause que SEPA annonce.

Là où les banques restent dans un « pacte de non agression », les portes de Troie sont ouvertes…

Les buts suisses sont de conquête. La gratuité est mise en avant dans l’annonce de services nouveaux aux entreprises, multinationales et PME.

Et le succès accourt au rendez-vous : les volumes explosent en quelques mois ! Les clients comprennent vite leur intérêt. Le Coucou ne fait-il pas son nid chez les autres ?

Le dossier:

La Suisse a toujours fait preuve d’une grande prudence vis-à-vis de l’intégration politique européenne, mais son statut de « district fédéral » de l’Europe, siège de nombreuses Organisations Internationales, d’établissements bancaires de dimension mondiale et de sièges européens, voire EMEA, de multinationales étrangères ou helvétiques fait qu’elle ne reste jamais à l’écart des évolutions majeures des systèmes financiers. Ce dossier s’intéresse aux principaux enjeux du SEPA pour la confédération helvétique.

Au sommaire du dossier:

  • L’association suisse des banquiers analyse le SEPA
  • Les enjeux du SEPA vus de Crédit Suisse
  • Les statistiques publiées par le swiss interbank clearing : les volumes confirment l’implication dans SEPA des banques de la confédération suisse

Canton y réfléchit:

En définitive, pour la Suisse, le SEPA s’analyse selon des axes radicalement différents selon qu’on s’intéresse au marché intérieur, au marché européen, au marché international ou aux activités de service.
La petite taille du marché intérieur et l’habitude ancienne de payer soit en cash, soit en moyens de paiement dématérialisés ne laisse pas une marge de productivité importante. Mais, le rôle de plaque tournante extra UE des échanges entre devises et Euro reste entier.  De même, l’argument de la plate forme de services basée dans une zone politique stable a été anticipé par les grands établissements bancaires, qui sont rentrés dans le système à partir de leurs implantations intra-UE. Dans un pays traditionnellement peu réglementariste, la traduction d’une directive européenne laisse une plus grande place qu’ailleurs à l’initiative privée, comme nous l’a souligné le porte-parole de la Commission Fédérale des Banques.
Tout est une question de choix de conquête : les négociations bilatérales avec l’UE achoppant souvent sur des problèmes de secret bancaire et de directives anti-blanchiment, nous les avons aussi interrogés sur ces aspects particuliers. Pour nos interlocuteurs,  rien là ne risque de gêner leur dynamique d’implication dans le SEPA. Reportage chez un voisin aussi proche que différent.

Décodages:

  • Jeux en ligne : des couples se forment
  • Visa et MC : la course aux résultats
  • Le bilan 2007 des contrôles DGCCRF du e-commerce : le niveau d’infraction reste élevé

Repères:

  • + 30 % de vente sur internet au premier trimestre de 2008
  • Des cartes à 10 $
  • Les incertitudes sur le respect de la transposition de la DSP
  • A savoir…