NDP 82 : A quand les paiements Low Cost ?

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NDP 82 : A quand les paiements Low Cost ?

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Description

Editorial:

CANTON traverse la Manche

L’association britannique UKMTA, the UK Money Transfer Association, a organisé le 29 février une conférence regroupant dans un style tout britannique avocats, consultants, autorités régulatrices et établissements de paiement sur le thème : « Payment Services—Getting the basis right  », dans une atmosphère toujours efficace et cependant peu formelle. Nous aurons l’occasion de revenir dans un prochain numéro sur certains thèmes abordés, notamment à propos des obligations incombant aux PSP (prestataires de services de paiement) comme vigilance conformité et lutte anti-blanchiment. Sur la question de la protection des fonds les échanges sont devenus passionnés, traduisant les demandes de clarification des règles de gestion des agents par les établissements de paiement, de par le monde : une illustration du caractère direct du dialogue avec les superviseurs britanniques. Pour sa part, CANTON, invité à intervenir à la tribune de cet événement, a apporté son éclairage sur les procédures et précautions à prendre par un établissement de paiement britannique désireux d’utiliser son « passeport  » européen pour proposer ses services en France. Un thème de circonstance puisque la fin 2011 a vu plusieurs candidats à la délivrance d’agrément, n’ayant pu le décrocher en France, l’obtenir de la FSA pour une filiale britannique !

Le dossier:

Lorsque la Commission européenne a lancé son grand chantier de refonte du secteur des paiements en Europe c’était dans le but de redynamiser l’économie de la zone euro, et au-delà des 32 pays de l’actuel SEPA-land : les directives (Directive des services de paiement, Directive Crédit Conso, DME 2) se sont mises en place progressivement et le projet SEPA a mûri à son rythme. Tous les acteurs, pressentaient qu’une vaste redistribution des rôles était probable. Puis la crise est arrivée. Elle a dans un premier temps, certes, ralenti le rythme de mise en œuvre des réformes, mais en s’installant durablement, elle a aussi modifié tant la nature et la composition du marché que la réalité des besoins exprimés. De nouvelles catégories de clientèle (ou de non clientèle !) émergent. Et parallèlement la gamme des offres développées en Europe voire dans les pays émergents s’étoffe et se diversifie. Nous avons voulu tenter une synthèse de ces diverses tendances qui pourraient contribuer à façonner une nouvelle image des paiements – comme de la banque – dans une Europe qui ne se relèvera que lentement de la crise.

Au sommaire du dossier:

  • Low cost, vous avez dit «  cost » ?
  • La (re)découverte des différés de paiement
  • Quelques exemples
  • Le microcrédit est désormais bien installé en Europe
  • Vers l’innovation « économe » dans les paiements ?

Canton y réfléchit:

En période de crise, les consommateurs sont naturellement portés à attendre de leurs paiements deux caractéristiques essentielles : d’abord, être efficaces et peu coûteux ; ensuite, permettre le fractionnement des échéances quand s’est nécessaire pour éviter des tarifications sanction. Bref, que ces moyens de paiement soient aussi indolores que possible. Sur cette seconde attente, la DSP (directive sur les services de paiement) ouvre déjà aux établissements de paiement la possibilité du différé de paiement. Présente en Europe de l’Est, cette catégorie de services de paiement dessine des perspectives de développement prometteuses. Quant à la réduction des coûts, la DSP (directive sur les services de paiement) l’apporte sur un plateau d’argent. Résolument protectrice des consommateurs, dans la droite ligne de la directive sur le crédit à la consommation, elle expose les entreprises qui ne sauront fournir des services de paiement irréprochables à de sérieux risques de répudiation. Dans un contexte de paupérisation de la population européenne, un marché se développe pour des services de paiement et de prestations adaptées à ces (nouvelles) populations européennes en précarité croissante. Les Instituts de micro-finance ne proposent pas encore de compléter leurs financements par des services de paiement à ces populations, mais le développement d’offres financières globales Iow cost paraît maintenant imminentes. Et qui sait ? Elles pourraient même séduire des populations plus aisées, intéressées par la simplicité de l’offre, la praticité et l’attractivité du tarif !

Décodages:

  • En France, Amazon se matérialise chez les buralistes
  • Néopay transforme la manière d’acheter sur Internet

Repères:

  • Sept point clés à surveiller pour réussir dans le portefeuille électronique
  • Le nouveau taux de l’intérêt légal
  • Microsoft dans le M-Paiement ?
  • Le e-commerce gagne des acheteurs

Entreprises citées dans ce numéro :

Amazon.com, Applicam, Delta Multimedia, FEVAD, KPMG, LCL, Microsoft, Monéo Payments, Néopay, Parlement européen, Easyjet, Up & Net, …