NDP 99 : Le grand appétit pour les titres repas

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NDP 99 : Le grand appétit pour les titres repas

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Description

Editorial:

Le  Vatican :  privé de paiement par carte

Il y a un an, notre éditorial, intitulé « nul n’est infaillible », annonçait la création d’une unité anti-blanchiment au Vatican. Cependant, depuis le 1er janvier 2013, impossible d’effectuer des paiements par carte au Vatican, sur ordre de la Banque d’Italie, qui a désactivé les quatre-vingts terminaux de l’IOR, la banque du Vatican. La Banque d’Italie explique sa décision par « l’absence d’une réglementation efficace en matière de lutte contre le recyclage d’argent sale dans l’État du Vatican ». Pourtant, le 4 juillet 2012, le Vatican avait passé avec succès la troisième phase de l’évaluation de sa réglementation en matière de lutte contre le blanchiment d’argent par le comité Moneyval du Conseil de l’Europe. Mais la banque centrale italienne ne partage pas cet avis et pointe le manque de transparence quant aux flux financiers, et donc l’absence d’informations sur les destinataires finaux des sommes passant par les terminaux de paiement du Vatican. Paradoxalement, maintenant, tous les paiements se font en liquide et même l’origine n’est donc plus traçable …

Le dossier:

Fin 2012, plusieurs annonces et initiatives ont lancé en France la concurrence et la polémique sur la possibilité pour les nouveaux émetteurs de monnaie électronique de venir conquérir le marché des titres spéciaux . Cet enjeu de concurrence, majeur en particulier pour les titres repas, est commun à la plupart des Pays européens. Si la France achève à peine sa transposition de la DME2, le cas d’autres Pays a déjà démontré  le rôle que les conditions de transposition jouent dans l’évolution de ce marché, formidable à l’échelle de l’EEE.

Au sommaire du dossier:

  • Un marché européen à conquérir
  • En Espagne, la Parlement a décidé que les émetteurs de titres restaurant devront être EME
  • Les émetteurs de titres privatifs passent à l’électronique
  • Encadré : RestoFlash

Canton y réfléchit:

Le titre-repas est une belle invention de l’après-guerre. Il reste inégalement utilisé en Europe et marqué par des usages et habitudes de fonctionnement qui le rendent désormais un peu vieillot, coûteux d’utilisation et de gestion… bref urgent à moderniser ce qui devrait développer ce marché et ces services. Mais c’est là une perspective qui menace des positions acquises, aussi fortes que rémunératrices.  L’Europe et sa volonté de contribuer à la modernisation des économies par l’accroissement de la concurrence sont une autre belle invention de l’après-guerre. C’est par la création d’un grand marché des services de paiement qu’elle vient bousculer les marchés des titres réglementés. Mais de nature juridique, la mécanique de réforme communautaire prête le flanc à des traductions diverses, parfois subtilement protectrices : le sujet des paiements et l’enjeu économique des titres de paiement l’illustrent une fois de plus. Pour la France, les conditions de transposition de la DME2, adoptées hier au Parlement, mériteront analyse attentive à cet égard.

Décodages:

  • Vers des cartes de paiement en Bitcoins
  • La France plafonne le montant des paiements en monnaie électronique

Repères:

  • Le portefeuille électronique de VISA Europe annoncé pour le printemps 2013  !
  • Partenariat Buyster – Paybox
  • Paymill réussit sa levée de fonds
  • Une carte de paiement pour les enfants d’écoles municipales dans l’Essonne

Entreprises citées dans ce numéro :

AQOBA,  BUYSTER, CHEQUE DEJEUNER, CREDIT AGRICOLE, EDENRED, INGENICO, MONEO APPLICAM,  NATIXIS INTERTITRES, ORIAS, PAYBOX, PAYMILL, PAYMIUM,  PAYINSTANT, RESTOFLASH, ROCKET INTERNET, SODEXO, VILLE DE LISSES, VISA